Ce soir, nous avons un nouveau président et un bon vent de fraîcheur (mélé de pluie à Rouen) flotte sur la France. J'ai envie de dire : on l'a échappé belle !
Je sais que demain sera plaisir à échanger des regards dans la rue, avec une malice au fond de l'oeil, un peu moins de racisme d'état. Finalement, le diviser pour régner n'aura marché qu'un temps. Il y a un peu plus de la moitié des français qui ne sont pas haineux et primaires dans leur analyse des maux de la société. Soulagement.
Un bémol, on se les ai gelé, avec ma compagne, devant la mairie, à brailler comme des primates devant les bagnoles passant devant la mairie. La mairesse, pourtant PS, devait être trop occupée (un ange passe), pour organiser une fête gratuite comme on les aime et, à part 200 personnes environ selon moi et 200 personnes selon la peau mout, il n'y avait rien. Un coup de fil à un des mes amis jazzmen m'a déçu. Il était dans une fête de famille et ne pouvait venir avec son sax. Ce con a raté LE CONCERT de sa vie. Minable. Y'a des moments où ...
Pour me venger, j'ai stoppé puis poursuivi une camionette de flics avec mon affiche. Ça m'a rendu joyeux. D'accord, il y a eu une bouteille de Morgon vieille de 22 ans suivie par une autre qui me réchauffait mais, c'était bien. Je vais me marrer dans le train demain en scannant la tronche des pisse-petits qui ont toujours besoin d'un bouc émissaire. Ce soir, et pour 5 ans, on aura d'avantage le droit d'être un bouc.
Vive la vie des boucs !



